Mémoire et progrès. L’analyse du niveau de progrès d’un pays comprend la gestion de sa mémoire comme patrimoine divers et en constante actualisation. La mémoire comme processus dans le temps est bien souvent explicite ou s’exprime par le biais de processus indirects, qui comprennent l’individuel et le collectif ; le souvenir et l’oubli, et le passé-présent-futur.
Diversité de la mémoire. La mémoire, en tant que potentialité humaine, est complexe. Elle exprime des rapports de pouvoir : entre hommes et femmes, entre collectifs dominants et groupes dominés, entre vainqueurs et vaincus. Les expressions de la mémoire sont interreliées à la fois avec les contextes dans lesquels elles se produisent.
Mémoire et transmission. Il faut souligner la dimension de la mémoire sociale qui comprend le corpus des savoirs qu’une société considère important de transmettre aux générations futures, ainsi que les personnes évènements, lieux et temps dont on souhaite conserver le souvenir pour l’avenir. Ce qui implique un processus constant d’élaboration et de réélaboration.
Enchaînement de la mémoire. Le concept de passé-présent et futur forment un continu dans lequel chacun se redéfinit et s’actualisant grâce à cette redéfinition. De là l’importance d’identifier et d’élaborer le processus de souvenir-oubli de l’histoire sociale et politique des différents collectifs présents dans la société basque.
La mémoire des marges. Il s’agit d’incorporer des mémoires tangentielles en établissant leur articulation avec les plus importantes et de reconnaître et de surmonter les impacts hégémoniques sur les mémoires collectives. Elle comprend également le traitement des silences.